PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE : POUR DE NOMBREUX MÉNAGES, l’année S’ANNONCE TRÈS RUDE.
Grosses difficultés à payer ses factures d’énergie, sensation constante de froid chez soi… le phénomène touchait, en 2020, 12 millions de personnes en France. La forte augmentation du prix du gaz, ces dernières années et encore plus en 2024 ouvre le risque de faire basculer de nombreux nouveaux ménages dans cette forme de précarité.
Quelles sont les conséquences de la précarité énergétique ?
Les personnes en situation de précarité énergétique se retrouvent contraintes d’arbitrer entre des besoins de base : elles vont ne pas se nourrir (ou mal) pour pouvoir se chauffer, ou ne pas se chauffer pour pouvoir payer leur loyer, par exemple. Dans le cas contraire, elles se retrouvent souvent en situation d’impayés, voire de surendettement chronique.
Les conséquences sont aussi sanitaires. À force de vivre dans un logement non chauffé de façon constante ou insuffisante, vous pouvez développer des maladies liées au froid, à l’humidité et à la propagation de la moisissure. Il peut être question de pathologies respiratoires, comme l’asthme qui va surtout concerner les enfants et les personnes âgées. Il y a aussi des répercussions sur la santé psychologique des personnes : elles vont avoir honte, se replier sur elles-mêmes. La précarité énergétique génère souvent un isolement social qui peut mener à la dépression, à la perte de son emploi…
Quel que soit les opérateurs dans le domaine énergétiques , les factures de plus en plus lourdes font augmenter le nombre d’impayés et la situation ne fait que s’aggraver.
Le service solidarité du département de la Moselle enregistre de plus en plus de demande d’aide financières dans le cadre du FSL ( Fond Social Logement) et les dossiers sont enregistrés avec des retards de règlements de plus en plus importants. Ce qui fait en sorte que en cumulant l’aide du FSL et les compléments des Associations de Solidarité tel que Le Secours Populaire, le Secours Catholique ou dès fois St Vincent de Paul , on n’ arrive pas à couvrir la totalité de la dette. C’est donc souvent que les familles concernées peuvent juste espérer un répit de relance pour impayés jusqu’à la facture suivante.
Ces dettes énergétiques peuvent aussi faire l’objet de demandes auprès des CCAS là ou ils existent, ce qui n’est pas le cas dans les plus petites communes.
On assiste à un nombre impressionnant de dossiers à traiter avec des factures de plus en plus élevées sur des familles ayant un restant à vivre par jour et par personne de plus en plus bas ( si ce n’est pas négatif dans des cas de plus en plus fréquents).
Cependant avant d’arriver à des coupures d’énergie les opérateurs Publics ou Privés devraient informer les services sociaux ou la collectivité locale de la dégradation financière de leurs clients et ce avant d’arriver à des interdits bancaires.
Au guichet de la régie municipale d’énergie « ENERGIS » les dossiers d’impayés et les relances ne cessent de s’accumuler, signe de l’aggravation de la précarité énergétique.
CELA s’explique par la HAUSSE du gaz sur un AN
AU 1er Trimestre 2024 Le KW GAZ était à 0,08217 euros TTC Avec les taxes
AU 1ER Trimestre 2025 Le KW GAZ est de 0,128 EUROS TTC soit une HAUSSE DE 33% sur un an.
Or le revenu des ménages n’a pas augmenté dans les mêmes proportions, 2,5 % au mieux alors que la hausse des produits de base tourne autour de 5 à 10%.
Les retraites de suivent pas plus l’inflation et les Chômeurs connaissent une chasse à l’arrêt de leurs indemnités de la part de France Travail.
PIRE , les familles les plus précaires ont vu le SAE « Secours d’Aide à l’Enfance » supprimé par le département de la Moselle pour cause de restrictions budgétaires. On ne touche pas au budgets des Opérations de Prestige ( guide Michelin à Metz etc…) mais on sacrifie les personnes les plus vulnérables en pensant qu’elles n’iront rien dire parce ce que invisibles et isolées socialement.
C’est une dérive inacceptable de la gestion publique comme des groupes énergétiques qui se gavent sur les consommateurs en se disant que le sentiment de fatalité va l’emporter.
Et ce n’est pas une baisse minime du gaz annoncée pour le 1er mai qui va régler le problème de précarité pour beaucoup de familles.
AUCUNE gestion administrative ne doit amener à basculer dans la précarité.
Toute personne a le droit de vivre dignement dans un pays comme le nôtre.
-//- Évidence -//-
