Suite à l’élection du président de la communauté d’agglomération de Saint-Avold, l’Echo Naborien vous fait part d’un message reçu le jeudi 9 avril 2026 à 10h.


L’alliance de la HONTE : Quand le parti Radical de Moselle déroule le tapis rouge au Rassemblement National
Hier soir, à la Communauté d’agglomération Saint-Avold Synergie (CASAS), la ligne rouge n’a pas seulement été approchée : elle a été piétinée.
Salvatore Coscarella, membre du Parti Radical, a été réélu à la présidence. Mais à quel prix ? Pour assurer son trône, il a commis l’impensable : inviter le Rassemblement National à sa table de direction. En proposant de confier la vice-présidence à la sécurité à l’extrême-droite d’Hervé Simon maire de Saint-Avold, Coscarella transforme une instance républicaine en laboratoire de l’union des droites les plus dures.
Qui tire les ficelles de cette dérive ? Il faut regarder du côté de René Leucart, le président du Parti Radical de Moselle. « L’homme de l’ombre » de Coscarella valide, silence après silence, cette compromission historique. Comment un parti qui se revendique de la laïcité, de l’humanisme et des valeurs républicaines peut-il accepter de devenir la béquille du RN en Moselle ?
Ce n’est pas une « gestion pragmatique », c’est une trahison des racines du radicalisme. L’histoire nous a pourtant montré où mènent ces petits arrangements :
1983 à Dreux : L’entrée fracassante du FN dans une mairie grâce à une alliance avec le centre et la droite. Un traumatisme qui avait alors réveillé la conscience républicaine.
1986 et 1998 : Ces funestes accords régionaux où des élus de l’UDF (dont les radicaux étaient membres) ont préféré pactiser avec Jean-Marie Le Pen pour garder leurs sièges plutôt que de défendre la République.
Aujourd’hui à Saint-Avold : Coscarella et Leucart ressuscitent ces pratiques d’un autre temps, oubliant que le radicalisme, c’est Jean Moulin, c’est la Résistance, c’est le refus absolu de l’exclusion.
L’histoire jugera les complices. Le Parti Radical de Moselle n’est plus le rempart qu’il prétend être. Il est devenu le marchepied d’une idéologie radicalement opposée aux valeurs de 1905 et de la République.
Honte à ceux qui préfèrent les fauteuils aux principes. On ne pactise pas avec l’extrême droite. Jamais.

