Des croix GAMMÉES à TOTAL Carling

C’est à sa reprise du travail après trois semaines de congés payés qu’un militant CGT a retrouvé les magnets qu’il avait sur son casier vestiaire, tagués de croix gammées, ainsi que du logo de la Schutzstaffel chère à Heinrich HIMMLER.

Comme on peut le voir sur la photo ces magnets représentaient un sujet qui ne peut que déplaire à la bête immonde toujours tapie dans l’ombre prête à resurgir dès que la résistance faiblit.

Le militant en a alerté sa hiérarchie, qui lui a fait savoir qu’ils étaient au courant de la présence de nostalgiques du 3ème Reich dans les effectifs, sans pour autant être plus émus que ça !

Un courrier a été adressé à la Direction et à la DRH de l’établissement, avec une réponse tout autant évasive et laxiste devant cette manifestation de résurgence de la peste brune.

Puisque la direction n’a pas la volonté de prendre cette agression au sérieux une plainte a été déposée.

-//- Désiré -//-

Une réponse pour “Des croix GAMMÉES à TOTAL Carling”

  1. UN SYMBOLE QUI NE PEUT ÊTRE BANALISÉ

    Un acte qui s’inscrit dans un climat inquiétant

    Cet événement ne survient malheureusement pas dans un contexte isolé. Partout en Europe, les mouvements nationalistes, autoritaires et d’extrême droite progressent. Leurs idées occupent une place croissante dans les débats publics, dans les médias et jusque dans certaines institutions.

    Les élections européennes de 2024 ont confirmé cette progression dans plusieurs pays, notamment en France, en Allemagne, en Italie et en Autriche. Mais le danger ne se mesure pas uniquement dans les urnes. Il se manifeste également dans les paroles, dans les comportements et dans la banalisation de symboles que l’on croyait définitivement rejetés.

    Depuis plusieurs années, les discours racistes, antisémites, xénophobes ou homophobes se libèrent. Des propos autrefois considérés comme honteux sont désormais assumés publiquement. Sur les réseaux sociaux comme dans la vie quotidienne, certains ne prennent même plus la peine de dissimuler leur haine.

    Cette désinhibition n’est pas sans conséquences. Lorsque les discours d’exclusion se banalisent, les passages à l’acte deviennent plus faciles. Une croix gammée dessinée sur le casier d’un militant syndical constitue ainsi un avertissement particulièrement grave.

    Refuser l’indifférence et la banalisation

    L’histoire nous enseigne que le fascisme ne s’installe pas nécessairement du jour au lendemain. Il progresse lorsque ses symboles deviennent tolérables, lorsque ses discours cessent de choquer et lorsque les témoins préfèrent détourner le regard.

    Une croix gammée sur un casier peut sembler dérisoire à certains. Elle ne l’est pas. Elle porte une menace, vise à intimider et cherche à imposer la peur. Lorsqu’elle cible un militant syndical, elle attaque également les libertés syndicales et, plus largement, toutes celles et ceux qui refusent l’injustice et la haine.

    La « bête immonde » n’a jamais totalement disparu. Elle reste tapie dans l’ombre et tente de resurgir chaque fois que la vigilance collective faiblit.

    Il appartient donc à la direction de Total Energies Carling de prendre publiquement la mesure de cet acte, de rechercher ses auteurs et d’affirmer clairement qu’aucune expression nazie, fasciste ou raciste ne peut être tolérée dans l’entreprise.

    Il appartient aussi à chacun d’entre nous de ne jamais laisser passer ce type de comportement. Le silence et l’indifférence ne protègent pas la démocratie : ils fragilisent les résistances qui la maintiennent en vie.

    Face au fascisme, il ne peut y avoir ni complaisance, ni banalisation, ni silence.

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